Social Issues, UN Report

Transforming the future: Report on the launch of UNESCO’s book on Futures Literacy

by Vittoria Valentina Di Gennaro
Communications Assistant

(This article is based on the reports of Ghislain Le Ray, Pax Christi International representative to UNESCO in Paris, who attended the conference.)

On the occasion of the launch of the UNESCO-Routledge co-publication ‘Transforming the future: anticipation in the 21st century’ by Riel Miller, UNESCO held an event in Paris titled ‘Why and how to imagine the future?’ on 2 July 2018. The event was organized in collaboration with the Organization for Economic Co-operation and Development (OECD), the International Organization of La Francophonie (OIF) and the International Science Council.  Our UNESCO representative, Ghislain Le Ray, attended the conference on behalf of Pax Christi International.

The aim of the event was to present the new UNESCO book which is an outcome of a collaboration between a network of researchers, members of UNESCO and future laboratories located around the world. It is based upon the results of 40 Laboratories of the Future organized by UNESCO and its partners, for more than 5 years. The book provides an overview of today’s theories and practices across the world related to future literacy.

Academics, researchers and institutions shared their experiences and views on the use of different methods, applicable at all scales and to all fields, to imagine our futures in order to better guide the present. Such methods can lead to a path towards a discipline of ‘anticipation’ free from shackles, conditioning, prejudices, and fears: what they called ‘Futures Literacy’.

Among the recurrent themes that were discussed, our representative reports what Sandra Coulibaly, the vice director of the international organization of La Francophonie and contributor to the project, summarized: “the method of foresight includes deconstructing what we see to achieve a common vision that must flow on a strategic conversation”. She illustrated this by giving the example of  the idea of ​​constructing another mental image of the African continent in order to find new ways of doing things.

Lydia Garrido, UNESCO Chair in Futures Studies and book contributor, pointed out in her intervention that: “the specificity of the proposed method is to start from the way people invent possibilities for the future”. The theoretical structure of the method thus integrates local specificities. It is based on the needs, the expectations of the people. This allows to “create possibilities from what is created”.

Concluding remarks

This event has represented an important step towards a new method to foresight that aims to act on the world in order to make it better, more balanced, and that it can move towards peace, which ties in with the goals of Pax Christi International. This will help us to guide our work in order to continue our mission to reach peace and reconciliation with a new kind of approach and for people to use the future and open up new avenues for fostering peace, inclusion and sustainability.

In closing, Professor Ian Miles affirms that the book “highlights the essential question of our literacy of the future – the capabilities that enable us to determine when and how to use anticipation to inform and guide our decisions in the present. It could be a turning point in futurology”.

Read the book in PDF here.

Peace

Aperçus de “Les jeunes et leur impact social” à Riyad

by Marino Ficco
Pax Christi International Deputy Representative at UNESCO in Paris

[Editor’s note: An English version is available by clicking here.]

Le 3-4 mai j’ai eu l’honneur de représenter Pax Christi International au Forum des ONG du Comité de Liaison de l’UNESCO qui se déroulait à Riyad, en Arabie Saoudite. Le thème de ce forum était « Youth and their social impact ».

La participation à ce genre de forums est très importante car elle nous permet de rencontrer des hommes et des femmes venant du monde entier qui désirent écouter et raconter des projets mais aussi partager des expériences pour essayer de constituer des partenariats, renforcer nos actions et améliorer notre démarche.

Mais pourquoi faire celui-ci en Arabie Saoudite me direz-vous? Pour la première fois le forum a été organisé en partenariat avec une Fondation : la Misk Foundation fondée par le prince Mohammed bin Salman bin Abdulaziz Al Saud, qui est aussi ministre de la défense et le responsable de l’intervention militaire au Yémen qui a causé la mort d’environ 10 000 civils, plus de 3 millions de déplacés et l’une des pires famines de l’histoire du pays. La conséquence de ce partenariat inédit a été le financement de la totalité des frais de participation au forum. La Misk Foundation a payé la totalité du voyage, dont l’hôtel et les déplacements à des centaines de délégués venant de 70 pays différents.

Il était très important de participer à ce Forum car les occasions de visiter l’Arabie Saoudite sont rares et il est très difficile d’entrer en contact avec les jeunes et la société civile saoudienne qui essayent d’améliorer leur situation. Après un jour de socialisation dans l’impressionnant « Nofa Resort », une véritable oasis artificielle en plein désert dotée d’un hippodrome, d’un hôtel de luxe, mais aussi d’un zoo, d’un safari, d’un golf, de terrains de foot et de tennis, d’un lac artificiel, d’une piste de go-kart, de champs cultivés etc.…le forum commence !!

Afin de vous aider à vous représenter au mieux ce forum voici quelques informations descriptives. La partie centrale de la salle était consacrée aux hommes. Les femmes pouvaient prendre place à la gauche de la scène. Des plantes visiblement discrètes étaient là pour symboliser ladite « frontière ». Cependant quelques femmes ont décidé de s’installer parmi les hommes. Certaines dans un souci de visibilité car on voyait mieux au centre. D’autre considérait injuste cette séparation. En ce qui concerne le dress code, aucune obligation pour les hommes et abaya (vêtement noir qui couvre le corps) fortement conseillée pour les femmes.

Après les discours de rite, l’économiste Jacques Attali, ancien conseiller de Mitterrand et président de Positive Planet, a introduit le fil rouge du forum : l’engagement des jeunes et leur potentiel pour le changement social. Un discours de la ministre des Emirats Arabes Unis, Noura Al Kaabi, a fait la transition pour le premier panel d’experts.

L’après-midi j’ai participé à un « workshop » sur le rôle des jeunes dans la protection du patrimoine culturel. Parmi les participants il y avait beaucoup d’étudiantes saoudiennes et à la fin d’une heure d’échange nous avons fait des propositions concrètes qui seront évaluées par les organismes compétents de l’UNESCO. Après l’interventions de deux experts de l’UNESCO nous avons travaillé en équipes d’une dizaine de personnes. On échangeait en anglais et chacun partageait une expérience, un projet ou une idée. Après les avoir confrontés avec une autre équipe, chaque groupe a fait une proposition. Mon groupe a présenté un projet de sensibilisation des jeunes à travers des animations qui pourraient avoir lieu dans les places des villes principales.

Le soir nous avons pu visiter le musée national qui permet de découvrir l’histoire de l’Arabie des origines jusqu’à l’arrivée de la dynastie saoudienne. Il s’agit d’un musée moderne et très intéressant, qui a la faiblesse d’être un instrument au service de la propagande à plusieurs reprises.

Le deuxième jour du forum Jimmy Wales, le fondateur de l’encyclopédie en ligne Wikipédia, nous a raconté l’histoire de son site. Dans l’après-midi la discussion s’est tournée sur le rôle de l’éducation pour créer un futur durable. Comment traiter un sujet aussi important en 50 minutes ? Pendant ce temps-là Sarah Toumi a présenté son projet Acacias pour Tous dans le cadre duquel on plante des arbres en Tunisie pour bloquer la déforestation et on essaye de diffuser les bonnes pratiques de la permaculture et de l’agroforesterie.

Le professeur Charles Hopkins a expliqué les principes du «Education for Sustainable Development Toolkit » qui se fonde sur l’idée que les communautés et les systèmes éducatifs doivent créer ensemble des parcours qui permettent d’atteindre le développement ; parmi les autres intervenants on peut citer Grace Mwaura qui a parlé du rôle des jeunes africains dans le recherche de solutions pour faire face à la crise environnementale que nous vivons.

Dans l’après-midi j’ai participé à un autre « workshop » sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Après une demi-heure d’échange entre les deux intervenants, une femme sud-africaine a demandé à parler de la situation des femmes en Arabie Saoudite. Beaucoup de femmes ont alors pris la parole pour raconter leur opinion, leur expérience et leurs rêves. Selon certaines saoudiennes, les femmes ont plus de droits en Arabie qu’en Europe ; d’autres n’étaient pas d’accord. A la fin nous avons échangé de propositions concrètes pour essayer de sensibiliser la société autour de ces questions.

Dans les semaines qui viennent vous pourrez découvrir un article plus détaillé avec le contenu des interventions et avec quelques informations supplémentaires sur ce pays très beau et méconnu.