Refugee Stories: Ouday – « Je suis déçu de la situation en Belgique. Je ne veux surtout pas rester ici »

The following article was written by Nastassja Rankovic and published at MAGMA, which is a non-profit youth organisation supported and initiated in 2012 by the Pax Christi section Wallonie-Bruxelles. MAGMA is a team of journalists and volunteers. In their web magazine the articles reflect the rich diversity of youth in Belgium. The article is re-published below in French.

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Ouday, 27 ans, est arrivé en Belgique pour présenter sa demande d’asile après un long chemin d’exil depuis l’Irak. Ce jeune migrant revient sur son éprouvant voyage et nous livre ses premières impressions, quelques jours après son arrivée. Très vite, certaines de ses illusions se sont envolées.

Début septembre, il décide de quitter Nassiriya, sa ville natale, dans le sud du pays, pour fuir le danger et goûter à la liberté. Une valise à la main, quelques euros en poche, Ouday se lance seul sur la route, laissant ses proches derrière lui. Au moment de prendre place dans la barque en bois lui permettant de rejoindre la Grèce depuis la Turquie, il est contraint d’abandonner ses affaires, pour ne pas surcharger l’embarcation.

“Nous avons bouché les trous des barques avec de la terre et du ciment, mais au milieu de la mer, cela se désintègre facilement. Une des barques n’a pas résisté. J’ai assisté à la noyade d’une famille et je n’ai absolument rien pu faire”, raconte-t-il, visiblement toujours ému.

Après cette traversée qui lui laisse un souvenir douloureux, Ouday poursuit sa route, “épuisé et la peur constante au ventre”. Il alterne déplacements en avion, en train et à pied et, après avoir traversé 9 pays en 25 jours, son voyage prend fin dans la capitale belge. Mais ses espoirs aussi. “Je suis déçu de la situation en Belgique. Je ne veux surtout pas rester ici”, nous confie-t-il.

Cinq jours après son arrivée, le jeune homme envisage déjà de retourner en Irak. Au moment de notre rencontre, il n’a pas encore pu se rendre à l’Office des étrangers pour s’enregistrer comme demandeur d’asile et l’attente lui paraît longue. En outre, il n’a pas le droit de travailler et se voit donc privé de moyens financiers…

Cliquez ici pour lire toute l’histoire.

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