Refugee Stories: Adrienne: arriver en Belgique sans parent ni papier et réussir à construire son “bon avenir”

The following article was written by Anaïs Perrillat Collomb and published at MAGMA, which is a non-profit youth organisation supported and initiated in 2012 by the Pax Christi section Wallonie-Bruxelles. MAGMA is a team of journalists and volunteers. In their web magazine the articles reflect the rich diversity of youth in Belgium. The article is re-published below in French.

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Adrienne est une ex-MENA, une ancienne « Mineure Etrangère Non Accompagnée ». Derrière cet acronyme se cache le parcours d’une battante, arrivée seule et sans papiers en Belgique, à l’âge de 17 ans. Dix ans se sont écoulés depuis, et Adrienne, aujourd’hui jeune mère, infirmière à temps partiel et étudiante à la fois, a accepté de revenir sur son difficile parcours d’intégration en Belgique.

Du Rwanda à la Belgique : vivre sa première intégration…

C’est sous les toits de l’asbl Mentor Escale qu’Adrienne[1] me propose une rencontre. Dans cet endroit qui lui est familier, auprès de ceux qui lui ont donné un coup de pouce essentiel dans son parcours vers l’autonomie, elle se dévoile progressivement. Du pays des mille collines où elle a passé son enfance auprès de ses grands-parents, Adrienne reste silencieuse. Contrainte de fuir le Rwanda suite aux conséquences du génocide, de la « guerre », comme elle l’évoque pudiquement, son regard se tourne désormais vers l’avenir. Après plusieurs années en famille d’accueil sur place, c’est en 2005 qu’elle arrive seule en Belgique, alors âgée de 17 ans. Après un passage par un centré fermé à l’aéroport, elle rejoint le centre d’accueil Fedasil du Petit-Château, à Bruxelles, où elle va vivre sa « première intégration ».

Commence alors le long combat pour obtenir le droit de rester et de construire sa vie dans ce nouveau pays qu’elle a choisi. La procédure s’avère longue et complexe.

« Tu dois passer des interviews et des interviews pour qu’on te donne la réponse, et à la fin, j’ai même reçu une réponse négative parce que je n’ai pas pu avoir l’asile. Comme ma procédure était en néerlandais, je ne comprenais pas et je devais chercher un avocat bilingue pour pouvoir m’aider à lire tout ce qu’on m’envoyait, à faire mes démarches en néerlandais (…) pour poursuivre la procédure. Sinon, j’allais devoir retourner chez moi ».

La « fin » ne semble être en réalité que le commencement de cette série d’épreuves, de la nécessité de se raconter, malgré les traumatismes vécus. Le recours déposé est rejeté également. Dès lors, Adrienne bénéficie d’une « carte orange » qu’elle doit renouveler tous les 3 mois. La machine institutionnelle est lancée, et pendant ce temps-là, c’est l’incertitude…

Cliquez ici pour lire toute l’histoire.

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